Plutôt que d’aborder le financement comme une problématique isolée, l’article met en évidence les liens étroits entre les contraintes financières, la maturité opérationnelle, les systèmes de qualité et la transparence. Les exportateurs qui ne disposent pas d’un reporting financier fiable, de processus certifiés et de flux de trésorerie prévisibles sont systématiquement perçus comme risqués par les prêteurs, même lorsque leurs produits sont compétitifs et que la demande est sécurisée. L’analyse évolue ensuite vers des solutions concrètes. L’article présente des mécanismes qui fonctionnent déjà sur le terrain, tels que la finance mixte, les garanties de crédit, l’appui des agences de crédit à l’exportation, le financement de créances, les plateformes fintech et les accords d’achat sécurisés avec des acheteurs.
Les petits exploitants agricoles, ceux qui possèdent généralement moins de 2 hectares, constituent l'épine dorsale de la production alimentaire dans les pays en développement. En Asie, en Afrique et en Amérique latine, les exploitations de moins de 5 hectares représentent plus de la moitié de la production mondiale de denrées de base telles que le maïs, le riz, le mil et le blé. Ces petites exploitations se caractérisent par une utilisation intensive de la main-d'œuvre et une concentration sur les cultures vivrières, ce qui leur confère une productivité remarquable par hectare. Selon Zero Carbon Analytics : « Les exploitations de moins de cinq hectares dans les pays en développement assurent plus de la moitié de la production mondiale de neuf cultures de base », notamment le maïs, le riz et le sorgho. L'intégration de ces agriculteurs dans les chaînes de valeur modernes représente donc un enjeu stratégique pour la sécurité alimentaire mondiale et l'amélioration des revenus ruraux.