Les petits exploitants agricoles, ceux qui possèdent généralement moins de 2 hectares, constituent l'épine dorsale de la production alimentaire dans les pays en développement. En Asie, en Afrique et en Amérique latine, les exploitations de moins de 5 hectares représentent plus de la moitié de la production mondiale de denrées de base telles que le maïs, le riz, le mil et le blé. Ces petites exploitations se caractérisent par une utilisation intensive de la main-d'œuvre et une concentration sur les cultures vivrières, ce qui leur confère une productivité remarquable par hectare. Selon Zero Carbon Analytics : « Les exploitations de moins de cinq hectares dans les pays en développement assurent plus de la moitié de la production mondiale de neuf cultures de base », notamment le maïs, le riz et le sorgho. L'intégration de ces agriculteurs dans les chaînes de valeur modernes représente donc un enjeu stratégique pour la sécurité alimentaire mondiale et l'amélioration des revenus ruraux.
Kosona Chriv - 19 novembre 2025
Texte écrit par un humain
Cet article explique comment les pays en développement débloquent d’importantes sources de revenus jusque-là méconnues en passant des exportations de matières premières à la production agricole à valeur ajoutée. À partir d’exemples concrets dans quatre régions, il montre que des innovations technologiques modestes, des réorganisations et un bon positionnement sur les marchés peuvent multiplier les revenus des exploitations agricoles et dynamiser l’emploi local.
Cet article vous plonge au cœur de cette transformation. Vous y découvrirez comment des entrepreneurs issus de la diaspora, tels que Teyliom Group, connectent directement des milliers d’agriculteurs ouest-africains aux distributeurs européens, augmentant ainsi les revenus des producteurs de 45 % par rapport à la moyenne régionale. Vous verrez aussi comment AgriConnect Europe-Afrique a facilité près de 340 millions d’euros de nouveaux partenariats en agri-tech. Ces réussites ne sont pas des exceptions : elles démontrent un modèle reproductible et évolutif.
L'Afrique se trouve à un moment charnière. Avec 60 % des terres agricoles non cultivées dans le monde et une main-d'œuvre agricole qui sous-tend 35 % du PIB, le continent devrait se nourrir lui-même—et au-delà. Pourtant, les obstacles structurels, des chaînes d'approvisionnement fragmentaires aux chocs climatiques, laissent l'Afrique importer 78 milliards de dollars de nourriture et faire face à une insécurité alimentaire chronique. Notre diaspora mondiale—forte de 160 millions de personnes, envoyant près de 100 milliards de dollars annuellement—représente un réservoir de capital d'investissement, de compétences de pointe et de connexions de marché vitales.
L’agriculture demeure la pierre angulaire économique de millions de personnes dans les pays en développement, même si les petits exploitants doivent composer avec des défis tels qu’un accès limité aux technologies, l’instabilité climatique et l’exclusion des circuits de marché. Face à ces obstacles, des partenariats innovants réunissant gouvernements, institutions de recherche, ONG et secteur privé induisent une véritable révolution. En s’appuyant sur des exemples concrets en Asie du Sud-Est, en Afrique et ailleurs, cet article présente des modèles opérationnels qui combinent recherches de pointe et collaboration étroite afin d’améliorer la productivité, la durabilité et l’équité. Dans un contexte de crises climatiques et de croissance démographique, le déploiement de tels partenariats apparaît non seulement comme bénéfique, mais absolument indispensable.
Le Cambodge occupe actuellement la 10ᵉ place parmi les plus grands producteurs mondiaux de riz, tant pour la consommation locale que pour l’exportation, selon la Fédération du Riz du Cambodge. En 2022 seulement, le pays a exporté environ 630 000 tonnes de riz blanc, générant des revenus dépassant les 400 millions de dollars. Cette réussite remarquable découle de politiques stratégiques et délibérées sous la direction visionnaire de l’ancien Premier ministre Samdech Hun Sen, qui a fait du développement agricole un pilier de la croissance nationale. Pour les pays africains confrontés à l’insécurité alimentaire et à une forte dépendance aux importations de riz, une denrée représentant plus de 5 milliards de dollars de factures annuelles pour l’Afrique subsaharienne, le succès du Cambodge offre une feuille de route précieuse.